Les mesures d’économie pèsent sur toutes les parties concernées
La mise en place des mesures d’économie massives décidées par le Conseil fédéral sur le personnel de la Confédération est un énorme fardeau pour les associations de personnel et pour l’OFPER. Les deux parties négocient actuellement pour trouver les solutions les moins préjudiciables. On peut les retourner dans tous les sens, il ne reste pas assez de moyens pour accomplir les tâches.
Les deux parties, syndicats et OFPER, ont fait leur travail. Mais il est difficile de trouver des positions communes pour toutes les mesures. Ces mesures sont également liées les unes aux autres : si on économise moins sur A, il faut économiser plus sur B, C et D. Les syndicats, Garanto y compris, se battent pour éviter l’insupportable à leurs catégories de personnel particulièrement vulnérable. Sont soumises à une forte pression les catégories qui a) sont déjà sous pression en raison des processus actuels, et b) ont des conditions de travail difficiles.
Deux conditions que remplissent déjà aujourd’hui en particulier nos collaborateurs opératifs de l'OFDF. Garanto doit trouver des solutions contredisant en partie la directive du Conseil fédéral, qui demande des coupes budgétaires dans tous les départements et toutes les catégories de personnel, sans faire de distinction entre les groupes de personnel. Toutes les parties concernées devraient probablement apporter leur contribution : le Conseil fédéral, l’OFPER, l’OFDF, le parlement et les partenaires sociaux.
Au fond, qui sont les coupables ?
Ni le Conseil fédéral, ni l’OFPER ou l’OFDF, ni Garanto ou les autres associations de personnel ne sont responsables de toutes ces mesures d’économie. C’est la majorité du parlement qui a incité des adaptations en tel sens, et le Conseil fédéral a suivi. La seule « justice » dans toute cette affaire, c’est que la recherche de solutions est pénible pour toutes les parties. Sauf pour ladite majorité parlementaire.
En mars, l’OFPER et les associations de personnel ont discuté des mesures les moins douloureuses, avec quelques déceptions : il n’y a guère de potentiel d’économies « là où ça ne fait pas mal ». Pour des raisons de confidentialité des négociations, Garanto ne peut pas donner de détails pour le moment.
Le nouveau système salarial prévu joue-t-il un rôle ?
La situation est difficile, car aucun-e employé-e ne s’en sortira indemne, le personnel de la Confédération remercie le parlement… Garanto ne peut pas promettre de résultats concrets, mais exploitera toutes les possibilités pour limiter le plus possible les dégâts. Seule certitude : l’administration fédérale doit économiser 30 millions en 2026.
Un nouveau test de résistance menace : le Conseil fédéral a demandé la mise en place d’un nouveau système salarial pour remplacer le système actuel, qui est fiable. Les avis divergent quant à savoir si le nouveau système salarial doit ou non être pris en compte dans les réflexions sur ces mesures d’économie. Les deux projets sont complètement séparés sur le plan administratif, mais ils sont liés sur le plan politique. Garanto fournira prochainement des informations sur le nouveau système salarial et ses paramètres.
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